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Choisir une école d'informatique

Les métiers de l'informatique sont en plein essor, et les formations se sont multipliées au point de rendre le choix difficile. Cette page pose les repères qui permettent de s'orienter.

Les niveaux de formation

Le BTS SIO et le BUT informatique mènent en deux ou trois ans à des postes de technicien et de développeur, et permettent de poursuivre.

La licence puis le master universitaire en informatique conduisent aux mêmes métiers que les écoles, à un coût très inférieur, et ouvrent seuls la voie de la recherche.

Les écoles d'ingénieurs en informatique délivrent, en cinq ans, un diplôme d'ingénieur accrédité par la Commission des titres d'ingénieur.

Les écoles privées spécialisées délivrent des titres inscrits au répertoire national des certifications professionnelles, de niveau six ou sept.

Et les formations courtes intensives, les écoles dites de code, forment en quelques mois à un métier précis, sans diplôme académique.

Le critère qui compte

Avant le classement et la réputation, une seule question : quelle est exactement la reconnaissance du diplôme ?

Un titre d'ingénieur suppose l'accréditation de la Commission des titres d'ingénieur : elle se vérifie sur le site de la commission, école par école et formation par formation.

Un diplôme universitaire est national et reconnu de droit.

Un titre RNCP est reconnu professionnellement, avec un niveau indiqué ; il n'est pas un diplôme d'État et sa reconnaissance à l'étranger est limitée. Le numéro de la fiche RNCP se vérifie sur le site de France Compétences, avec sa date d'échéance.

Une formation qui ne délivre ni diplôme visé ni titre enregistré ne délivre qu'une attestation de son propre établissement.

L'apprentissage

C'est en informatique la voie la plus avantageuse, et elle est largement ouverte.

Elle procure une expérience professionnelle de deux à trois ans au moment du diplôme, une rémunération, la prise en charge des frais de scolarité par l'entreprise, et un taux d'embauche à l'issue nettement supérieur à celui des cursus classiques.

Son inconvénient : un rythme lourd, et moins de disponibilité pour les projets personnels et l'international.

Ce qu'il faut regarder dans une formation

Les fondamentaux enseignés : algorithmique, structures de données, systèmes d'exploitation, réseaux, bases de données, mathématiques discrètes. Ce sont eux qui durent ; les technologies enseignées, elles, changent tous les cinq ans.

Une formation qui vend une liste d'outils à la mode sans socle théorique prépare mal aux dix années suivantes.

Le volume de projets réalisés, individuellement et en équipe, et la présence d'un portfolio évaluable à la sortie.

Les partenariats d'entreprise et le taux de placement, avec les chiffres et leur mode de calcul.

Et l'accès à une expérience internationale, appréciée dans un secteur où les équipes sont fréquemment réparties sur plusieurs pays.

Se spécialiser

L'informatique est un domaine très vaste, et une spécialité s'impose après un socle commun.

Réseaux et systèmes, développement web, développement logiciel et embarqué, données et intelligence artificielle, cybersécurité, jeu vidéo, informatique industrielle.

Un conseil de méthode : choisir la spécialité après le socle, et non avant. Les cursus qui spécialisent dès la première année ferment des portes à un âge où l'on ignore encore ce qui plaît.

Le financement

Les écarts sont considérables, de la quasi-gratuité de l'université à plusieurs dizaines de milliers d'euros dans le privé.

Apprentissage, bourses sur critères sociaux, prêts étudiants garantis et, pour les personnes en reconversion, le compte personnel de formation et les dispositifs de Pôle emploi constituent les principales sources.

Le rapport entre le coût d'une formation et la reconnaissance de son diplôme mérite d'être examiné froidement : il n'est pas toujours favorable aux établissements les plus chers.

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